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San Salvador en concert

6 July @ 20h30
Théâtre du Cloître, Belac – Bellac (87)

Thibault Chaumeil : voix et tom bass
Eva Durif : voix et mains
Gabriel Durif : voix et tambourin
Marion Lherbeil : voix et tom bass
Laure Nonique Desvergnes : voix et mains
Sylvestre Nonique Desvergnes : voix, cymbales de défilé miniature et grosse caisse

SAN SALVADOR, un concert et un moment exceptionnels à Bellac.
Six voix, deux toms, douze mains et un tambourin

« Six voix puissantes, terriennes, connectées, presque chamaniques. Six voix qui chantent un folk tellurique et hypnotique, soutenu par des percussions à l’autorité affirmée. Six voix qui font entendre la langue occitane de l’ouest du Massif Central à travers les festivals de toute l’Europe comme pour rappeler, à une génération élevée aux transes électro, toute une généalogie de ferveurs et de vertiges.

Ces six voix sont San Salvador, dont le premier album va enfin arriver après que leur concert a fait sensation sur de nombreuses scènes. Ils sont six : un frère et une sœur, un autre frère et une autre sœur, et un garçon et une fille qui ne sont pas frère et sœur. Mais ils se connaissent depuis toujours et chantent ensemble depuis l’enfance. À Saint-Salvadour, village du cœur de la Corrèze, le père de deux d’entre eux a transmis à tous un patrimoine inestimable. Dans les années 70, Olivier Durif était chanteur, accordéoniste et violoniste dans le Grand Rouge, groupe acteur de la même révolution folk que Malicorne ou Mélusine. Il a voulu sortir du répertoire canonique et s’est lancé dans le collectage auprès des personnes âgées de ce territoire rural. Outre des chansons de longue mémoire, il a découvert que le bon vieux temps n’existait pas, que ces répertoires vénérables avaient été neufs, puis réinterprétés et réinventés pendant des générations. Et c’est ce qu’il a enseigné aux enfants de Saint-Salvadour. Alors, en même temps qu’ils ont appris à chanter, à harmoniser et à timbrer leurs voix selon l’héritage de leur région du Massif Central, les jeunes gens et jeunes filles qui formeraient plus tard San Salvador ont appris une certaine liberté. Et, aujourd’hui, leur polyphonie est aussi enracinée que créative, aussi « traditionnelle » que résolument contemporaine. Ils composent et construisent leur répertoire « à partir de textes qui ont circulé sur le territoire », comme le dit Gabriel Durif, l’un d’entre eux.

Évidemment, il y a eu maintes étapes entre les premières leçons de son père et l’engouement des festivals européens pour San Salvador. Ils sont passés par le rock et le punk, se sont attachés à mêler des cuivres aux voix, avant de revenir il y a six ans à l’a cappella, qu’ils ont armé de deux toms et d’un tambourin. Ils ont refusé d’être spécialistes du bal folk, mais veulent « une musique à la disposition de tous, pour le public populaire à l’endroit où il est. Chacun, d’où qu’il vienne, a un lien enfoui avec le chant, avec des ancêtres, avec la ruralité. Nous retissons ce lien. » Ce qui explique le triomphe de festival en festival, en 2019, de ce groupe inclassable et furieusement intemporel.

Scène de l’après-midi ou concert en fin de soirée, public estampillé folk ou assemblée de teufeurs, ils percutent les consciences, fascinent, interrogent. On ne sait si l’effet qu’ils produisent est de la même famille que le jazz modal de John Coltrane, l’hypnose du hard tech ou le bain sonore de My Bloody Valentine mais, irrésistiblement, on monte avec eux vers la transe. « Historiquement, ce sont des musiques faites pour accompagner la danse ou le travail. D’où leur caractère cyclique, leur insistance, leur ritualité, leur goût pour la répétition », explique Gabriel. Mais il y a autre chose dans la musique de San Salvador, dont on ne sait si c’est inné ou acquis, un héritage ou une création, l’ivresse de la scène ou le génie naturel de la polyphonie : l’auditeur se sent emporté loin dans un ailleurs du temps qui, curieusement, est aussi familier que dépaysant. » (Bertrand Dicale, journaliste, France culture)

« La musique tribale des Corréziens de San Salvador monte en un long crescendo puis explose avec fureur. » (Libération)

« Un étonnant sextet armé de ses seules voix et de quelques percussions, notez bien leur nom. » (Citizen Jazz)

> Co-organisé avec le festival Zicanouic avec le soutien du Centre Régional des Musiques Traditionnelles en Limousin.
> Tarif : 17€, 14€, 12€, 5€.

Per ne’n saubre mai – Renseignements

Théâtre du Cloître (Rue Gérard Philipe – 87300 Bellac) – 05 55 60 87 61 – info@theatre-du-cloitre.fr – https://www.theatre-du-cloitre.fr/la-saison-2020-2021/san-salvador.html