Institut d'Estudis Occitans
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Maria-França Houdart



Après une enfance en Algérie, une adolescence et des études de lettres en Lorraine, des études d’ethno et sociologie à Paris, Marie-France Houdart passe un an dans un village des Andes du Pérou pour y mener sa thèse sur l’organisation sociale d’une communauté paysanne.

Avec Thierry son mari et leurs deux enfants, elle se fixe en 1976 à Lamazière-Basse, en Corrèze, où tous deux se lancent dans la création d’une entreprise de construction artisanale de maisons en bois, utilisant les ressources des forêts limousines.

Revenant plus tard à ses préoccupations premières, la vie des sociétés paysannes, elle entreprend des recherches et publie plusieurs ouvrages sur le pays limousin :

  • Pays et paysans du Limousin
  • Comprendre le pays limousin … e l’i viure
  • Arbres de Mai, Mai de l’élu(e)
  • Des Andes au Limousin
  • L’or de la paille
  • Le secret de la rouelle (2 vol.)
  • Corrèze, Quelle histoire ! : Le pays aux deux Présidents sous le regard de l’ethnologue
  • C’est par les femmes… : La terre, la mère, les filles en Limousin à travers les temps

Marie-France Houdart a créé conjointement une maison d’édition, Maiade éditions, qui s’est donné pour but de mettre en valeur l’histoire et toutes les richesses du Limousin (littéraires, patrimoniales, artisanales, culinaires, rituelles…), en s’attachant à la qualité éditoriale (notamment dans le choix des illustrateurs et des illustrations, le soin de la mise en page, la conception, le choix du papier…).

C’est ainsi qu’elle a édité :

  • La vallée enluminée, de Ginette Aubert
  • L’ombre de l’amour, de Marcelle Tinayre
  • Bouligou et farcidure et Bréjaude et clafoutis, en collaboration avec Régine Rossi-Lagorce
  • Fermes du Moyen Âge, en collaboration avec Pierre Gire
  • La prairie sur le toitToit de bois en Europe, et L’art de la fuste, en collaboration avec Thierry Houdart
  • Retour à la terre : Patrimoine funéraire en Limousin, de Maurice Robert
  • Le renard et la caverne, Contes de Corrèze, de Pierre-Yves Demars
  • Je plains de quitter Cadix, ou la fabuleuse histoire de nos ancêtres du Limousin aux Amériques, de Chantal Sobieniak
  • Écran secret : Journal intime et numérique de Mélie, collégienne, de Arlette Chauffour
  • Fêtes en cuisine : Menus, recettes et histoires d’une fête à l’autre (1. Le livre des cuisiniers / 2. Le livre des marmitons), de Régine Rossi-Lagorce
  • Gerbe baude, de Georges Magnane
  • Louise Michel en Nouvelle-Calédonie, de Louise Michel
  • Tours de Merle, en collaboration avec Gérard d’Alboy et Pierre Gire
  • L’Enfant des Renardières, de Marcel Delord
  • Gabriel, des burons aux Halles : De l’Auvergne à Paris : la vie quotidienne au XIXe siècle, au temps de la révolution industrielle, de Claude Chappe Gauthier
  • Où l’herbe ne pousse plus : Le roman retrouvé d’Oradour, de Georges Magnane
  • Les eaux marchandes – De la haute à la Basse Dordogne, l’épopée des gabariers, de Frédéric Pesteil accompagné par Jean-Baptiste Blaudy
  • La casquette rouge, de Em Bryant

Marie-France Houdart a écrit par ailleurs de nombreux articles (revues, colloques…) et anime régulièrement des causeries et conférences, parmi lesquelles :

« Le Limousin d’hier à demain – Histoire, traditions, évolution : quelques clefs »

Pourquoi, comparée à d’autres, une terre si pauvre, si belle, si peu connue,… si vide.

Pourquoi, chez tous, un tel amour du pays, un tel besoin de le quitter, une telle nécessité d’y revenir ? Et pourquoi, au pays, un tel souci d’égalité et une telle défiance envers ceux qui font autrement ?

Partie à la recherche des clefs permettant d’entrer au pays limousin, Marie-France Houdart nous entraîne à la découverte du cœur de cette terre. Ce voyage à travers temps et lieux nous fait comprendre comment un pays rayonnant, phare de l’Aquitaine et renommé dans toute l’Europe s’est laissé peu à peu vider de toutes ses forces et même de son âme.

« Remontons les temps à la suite de deux enfants entraînés à la découverte de leur passé »

Pour tous âges à partir de 10 ans.

Quand une ethnologue, spécialiste du pays limousin offre à la jeunesse (de tout âge) une fresque fantastico-historique sur le Limousin : l’incroyable histoire de deux enfants, toute l’histoire d’un pays – une autre façon de se « réapproprier » l’histoire.

S’ils avaient pu penser que la découverte d’un petit objet rond dans un ruisseau les entraînerait dans des aventures d’étape en étape plus incroyables… Sorcière, Meneur de loups, Chasse volante, Dame blanche, sans oublier le fabuleux petit Chien blanc qui les guide, vont leur faire remonter les siècles jusqu’aux temps celtes, à la découverte de la vie inimaginable menée par leurs ancêtres, sous le regard de cet Œil mauvais qui les harcèle sans relâche. Les enfants vont devoir mener l’enquête pour découvrir le Secret de la rouelle. Parviendront-ils à délivrer le pays de la malédiction qui l’oppresse ?

Au-delà de cette invraisemblable aventure, Marie-France Houdart , en prenant le temps à l’envers et par le truchement de ces deux enfants qui revivent l’histoire, « revisite » notre passé et nous en offre une image totalement nouvelle.

« Des ancêtres dans les arbres : rites, mythes et biologie de la plante de l’arbre et du rameau »

Dans une grande partie des terres du sud, Corrèze, Dordogne, Landes, Lot…, on plante toujours, pour honorer les nouveaux élus, un arbre ébranché décoré d’un drapeau, un « mai » ? Et dans une grande partie des terres du nord, on plantait hier, dans la nuit du 1er mai, un arbre ébranché décoré d’un bouquet, un « mai », devant la maison des jeunes filles ? Pourquoi ? Depuis quand ? Et quel rapport ?

Un grand voyage, aux temps lointains de Babylone, de la Bible, des Grecs, des Celtes… où, partout, l’arbre est respecté, célébré. Les anciens savaient pourquoi, et il est urgent qu’ils nous l’enseignent, car si les arbres n’ont nul besoin des hommes, les hommes ne sauraient vivre sans eux… En revenant de ce voyage, vous ne regarderez plus jamais les arbres de la même façon…

« Un roman de la compassion sur fond de cascades par un grand auteur oublié, Marcelle Tinayre, féministe “en dentelles” »

Marcelle Tinayre, grande romancière du début du XXè siècle, co-fondatrice du Prix Fémina et plume des journaux féministes de l’époque, Limousine de naissance, est aujourd’hui bien injustement oubliée. Derrière ce drame de la compassion qu’est L’Ombre de l’amour (sujet toujours actuel), elle fait revivre avec pittoresque et tendresse, et d’un trait vif et coloré, la société rurale de ce temps, où se côtoient paysannes, jeunes bourgeoises et vieilles châtelaines, médecin rural et sorcier-forgeron, lo metge. L’histoire se passe à la fin du XIXe siècle, dans un village reculé et sauvage de Corrèze, Gimel (immortalisé par le peintre et voyageur Gaston Vuillier). Deux jeunes filles cousent sous la lampe un soir d’hiver, Denise la fille du médecin, et Fortunade, la fille de l’aubergiste, employée à son service. Le jour est tombé, et on n’entend plus que le tic-tac de l’horloge, le bruit des ciseaux qui tombent sur le carrelage, et au loin, la rumeur éternelle des eaux qui se brisent en cascades en contre-bas du village. Mais l’arrivée d’un voyageur va troubler ce calme et faire basculer le destin de deux jeunes filles bien trop compatissantes…

« Aux sources des saints du Limousin : leur histoire et leur rôle d’hier à demain »

Depuis des temps immémoriaux, les hommes ont vénéré et fréquenté les sources en y associant des rituels religieux souvent liés à des pratiques guérisseuses. Chacune est réputée pour ses vertus particulières : on les appelle ici Bonnes Fontaines, car elles ont souvent été canalisées et dotées de petites constructions permettant de s’y abreuver, voire de s’y baigner. Mais depuis quand ces pratiques existent-elles, et pourquoi et quand ont-elles été christianisées ? On sait que les premiers évangélisateurs se sont installés aux endroits les plus fréquentés, notamment aux sources guérisseuses, et que la plupart se présentaient eux-mêmes comme guérisseurs, redoutables concurrents ! Et bientôt, ce n’était plus l’eau qui était censée guérir, c’était le saint.

En confrontant le culte des saints au Pérou et en Limousin, deux pays plus ou moins tard « christianisés », on découvre que les « superstitions » ne viennent pas toujours d’où l’on croit et que les saints pas toujours aussi innocents qu’on nous le dit…

« La place de la femme en Limousin à travers l’histoire »

On le sait : elles ont tout assumé pendant les guerres ou pendant que leurs hommes étaient partis travailler dans les villes ; elles sont toujours là, avec l’outil pour participer à tous les travaux ; elles ont toujours su nourrir leur maisonnée avec le peu qu’elles avaient. Mais les dictons masculins les accablent !

Ce que l’on sait moins, c’est la place tout-à-fait particulière de la femme en Limousin, pays des troubadours et de l’amour courtois, pays où la femme peut diriger les domaines à l’égal d’un homme, et mène ses affaires.

Est-ce vraiment par la femme que la misère vient ?

« Les leçons de l’ethnologie pour aujourd’hui »

De l’Algérie de son enfance au Limousin de l’âge adulte, en passant par le Pérou de l’étudiante en ethnologie, Marie-France Houdart s’est prise d’affection pour les différentes sociétés qui l’ont accueillie et ne cesse de s’interroger sur leur diversité tout autant que sur leurs ressemblances.

Mais qu’est-ce donc que cette « ethnologie » ? Un regard éloigné, un recul dans l’espace et le temps pour mieux comprendre ? En tout cas une discipline très humaine qui s’appuie sur tous les aspects de la vie quotidienne dans ses moindres détails (vie matérielle, techniques, fêtes, rituels, religion, mythes, règles matrimoniales, classes sociales et hiérarchie, relations de pouvoir, arts…) et relie toutes les sociétés humaines entre elles dans la production de leur culture. On se rend compte que, au-delà des différences de contenu, les civilisations « évoluées » et « primitives », issues des mêmes ancêtres et de la même histoire originelle, obéissent à des procédures mentales universelles. Elle nous apprend que, parce qu’il est différent, l’autre n’est pas inférieur, que la diversité ne justifie en rien l’inégalité, mais qu’elle représente au contraire le sel de la terre humaine.

(sans diapo)

Ne’n saubre mai

  • Visar :

→ Lo site de Maiade éditions

La mai bela part daus libres de las edicions Maïade son de bon trobar a la Libraria occitana.
→ ’Chaptar

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